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Depuis le 3 janvier 2019, le Grain de Sel d'Yverdon (La Roselière) dispose du label "Fourchette verte". Situé à la rue de la Roselière 6, le restaurant vous accueille du lundi au vendredi de 8h à 16h30, pour un bon repas ou simplement pour un verre ou un café. Vous trouverez plus de détails à la page "Restaurant Au Grain de Sel à Yverdon".

Le Graap-Fondation et le Graap-Association soutiennent la pétition "Éliminer les obstacles – Garantir la prise en charge des maladies psychiques" lancée par la Fédération Suisse des Psychologues (FSP). Cette pétition adressée au Conseil fédéral demande la suppression des actuelles entraves à l'accès aux soins pour les personnes souffrant de maladies psychiques. Elle demande que la psychothérapie effectuée par des psychologues soit prise en charge par l'assurance de base lorsqu'elle est prescrite par un médecin.

Le Code pénal suisse prévoit des mesures thérapeutiques pour les patients psychiques détenus en prison. Mais il y a de nombreux paradoxes dans la définition et l’application de ces mesures. Publié dans REISO (Revue d’information sociale), l’article  « Quand la maladie psychique est soignée en prison » propose un  résumé juridique et relaie les observations des proches.
Cet article a été rédigé par Mélissa Staecheli (psychologue et intervenante psychosociale) et Madeleine Pont (présidente, Action Maladie psychique et prison, Graap-Association) avec la collaboration de Kathrin Gruber (avocate).
Vous pouvez le lire sur le site de REISO.

Pour son 30e congrès, le Graap a choisi d’aborder un thème délicat et qui ne laisse pas indifférent : la contrainte en psychiatrie

L’usage de la contrainte sur les personnes concernées par la maladie psychique fait débat depuis de nombreuses années. Dès leur création, nos associations ont milité pour la contrer. Un combat qui s’est avéré payant puisque son utilisation a beaucoup évolué au cours de ces dernières décennies. Alors que dans les années 1980 elle était encore très répandue dans nos hôpitaux, parfois sous une forme extrêmement violente pour les patients (à l’image des mesures de contention mécaniques), les formes les plus brutales de contrainte ont aujourd’hui disparu en milieu psychiatrique. En outre, son usage est plus restreint et, surtout, extrêmement réglementé et contrôlé.

Il n’en reste pas moins que la contrainte subsiste encore dans le contexte actuel de la santé mentale, et qu’elle continue à faire débat. Les PAFA, l’usage des chambres de soins intensifs et les traitements forcés en sont trois des illustrations les plus marquantes. Avec des incidences directes et douloureuses pour les personnes qui subissent ces pratiques, mais aussi pour les proches et les personnes qui mettent en oeuvre ces mesures.

Quel regard poser sur la situation actuelle dans les cantons romands ? Est-elle satisfaisante ou, a minima, acceptable ? Une psychiatrie sans contrainte est-elle possible ? Et comment une telle expérience est-elle vécue par les personnes qui la subissent, par leur entourage et par les différents acteurs impliqués ? Au-delà de la douleur qu’elle génère, peut-elle avoir un effet bénéfique ? Plus généralement, quelle société voulons-nous ? Comment gérer les tensions entre liberté et risque zéro, assistance à personne en danger et contrôle social ?

Ces nombreuses questions traverseront certainement les différentes interventions du congrès, mais aussi les échanges des ateliers citoyens romands auxquels nous avons le plaisir de vous convier.

Après les éditions de 2011 (rôle des proches dans l’accompagnement des personnes souffrant de troubles psychiques), de 2013 (nouveau droit de protection de l’adulte), 2015 (vie affective, sexualité et désir d’enfant) et celle de 2017 (la vulnérabilité), la Coraasp se réjouit de pouvoir ouvrir un nouveau champ de réflexion collective sur le thème de la contrainte en psychiatrie. Ouverts à toute personne intéressée, ces ateliers citoyens permettent, sur la base des réflexions et expériences des participants et des apports théoriques ou expérientiels d’intervenants externes, d’élaborer des savoirs collectifs. Ceux-ci seront ensuite partagés dans le cadre du congrès du Graap, sous la forme qu’auront choisie les différents ateliers cantonaux.

La participation aux ateliers citoyens est gratuite ; elle ne nécessite pas d’inscription préalable. Dans le ou les canton(s) de votre choix, vous pouvez librement participer à l’une ou à l’ensemble des séances.

Nous nous réjouissons de vous y accueillir nombreuses et nombreux !

Florence Nater
Directrice Coraasp


Retrouvez le programme des ateliers citoyens romands sur la page Congrès du site !
Vous pouvez également télécharger le document pdf "Ateliers citoyens romands Congrès 2019 (avec dates et lieux)" .

Eloge du ni, ni...

Le réseau nuit-il plus aux personnes qu’il ne les aide? Voilà la question que s’est posée la rédaction de «Diagonales» et qui a donné lieu à ce dossier sur le cloisonnement dans l’action médico-sociale. Cette formule émet l’hypothèse d’un manque d’interactions entre les intervenants du réseau de soins et, en conséquence, de dégâts potentiels pour les «bénéficiaires», «clients», «usagers», «utilisateurs», que nous nous évertuons, aussi souvent que possible, à désigner par le terme de «personnes».

Le réseau est-il forcément contraignant? Cette autre question flottait autour de la rédaction. La réponse semblait pencher vers le «oui», tout en gardant une réserve. En gardant une réserve, on vous dit. Puis nous avons soumis nos hypothèses à l’épreuve de la réalité. Ce faisant, nous ne pouvons qu’être convaincus de la nécessité d’interroger, toujours et encore, nos idées reçues. Ce que les intervenantes et intervenants nous disent? Oui, le réseau peut s’avérer peu productif, étiqueter les personnes. Oui, les personnes ressentent du stress en se rendant aux rendez-vous avec, parfois, douze intervenants et des réunions qui s’éternisent. Oui, la multiplication de soignants et de travailleurs sociaux peut devenir un labyrinthe. Mais le réseau peut aussi constituer une formidable ressource.

Lorsqu’il est bien coordonné, il peut permettre de se relayer dans les moments difficiles. Il peut créer ou recréer du lien, pour des personnes qui n’en ont plus. C’est ce que rappelle le Rôtillon, structure d’hébergement et d’accompagnement psychosocial qui accueille une population dite à «bas seuil» à Lausanne. Quant aux «case managers», qui coordonnent le réseau, leur rôle peut se muer en partenariat, permettant à la personne de développer une autonomie.

Le réseau, comme tout autre travail en commun, est avant tout une question de personnes. La réalité qui en découle n’est ni toute sombre ni immaculée. L’«entredeux», lorsqu’il est synonyme de refus de céder à l’a priori, peut s’avérer salutaire.


Renata Vujica

Plus d'infos sur la page Diagonales.

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