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Nous vous invitons à venir échanger en anglais dans une ambiance conviviale. En espérant vous y voir nombreux et passer un bon moment ensemble !

Tous les lundis de 11h à 12h au Grain de Sel (rue de la Borde 23, Lausanne)
Renseignements : Animation citoyenne (021 643 16 18)

Il faut que tu respires...

Le souffle. Un phénomène vital, instinctif, aux vertus essentielles, mais dont les répercussions sur l’ensemble de notre santé corporelle et mentale semblent sous-estimées. Des études se penchent pourtant sur ses vertus thérapeutiques. Le champ des possibles s’avère ainsi bien plus large — et prometteur — qu’imaginé. L’approche médicale holistique apparaît comme indispensable pour relier ce phénomène aux autres composants de l’être humain sur le plan physique, psychique, voire spirituel pour certains. Car les vertus de la respiration sont connues depuis des millénaires. Associée parfois historiquement à une énergie divine, elle peut se lier à une dimension méditative.

Dans une démarche moins éthérée, «Diagonales» s’est attelé à tester une méthode thérapeutique par la respiration. Notre rédacteur a essayé quelques techniques. Résultat très positif et concluant: son expression de détente après la réalisation de ce reportage valait toutes les explications du monde!

Nous avons également mis l’accent sur la méthode Feldenkrais, qui lie harmonieusement mouvement et souffle.

Car la respiration, avec son double système de contrôle, a ceci de particulier: elle se fait automatiquement, mais nous disposons aussi d’un pouvoir d’influence volontaire sur elle. L’appareil respiratoire renvoie ainsi des informations à des zones cérébrales impliquées dans les émotions. Les exercices de respiration pourraient donc modifier durablement la plasticité neuronale et déployer des effets très positifs sur la santé physique et mentale. A condition, bien sûr, de les pratiquer régulièrement. Une discipline que l’on abandonne souvent, pour des raisons un peu mystérieuses, alors que nous disposons d’un outil fondamental toujours disponible pour notre bien-être.

Laurent Donzel

Plus d'infos sur la page Diagonales.

COMMUNIQUE DE PRESSE
 
Débats vifs et salle comble
 
Le 30e congrès du Graap, qui s’est déroulé les 8 et 9 mai à Lausanne, a réuni chaque jour près de 500 personnes. Il a abordé, en présence de spécialistes et de personnes victimes, la contrainte en psychiatrie.
 

Le Dr Vincent Barras expose l'histoire de la contrainte en psychiatrie.
Crédit-photo :  Graap / Nicolas Caviedes
 
 
Durant deux jours, le congrès du Graap (Groupe d’accueil et d’action psychiatrique) a examiné en profondeur les enjeux et dimensions de la contrainte en psychiatrie. En présence de médecins, d’infirmiers, de juges, de policiers, d’assistants sociaux, d’historiens, de juristes, de représentants d’organisations de défense des patients, et surtout de personnes qui ont été confrontées à la contrainte, il a mené une réflexion marquée par de vifs échanges, en particulier lors des témoignages de personnes victimes d’une contrainte abusive.
 
Le congrès a été alimenté par les réflexions issues de 18 ateliers citoyens, tenus de janvier à mars dans tous les cantons romands. Les réflexions issues de chaque canton ont fait l’objet de six restitutions. Les personnes confrontées à la contrainte ont exprimé des sentiments divers à l’égard du personnel soignant: reconnaissance pour les soins reçus, colère à l’encontre de certains professionnels manquant d’empathie ou scotchés derrière leurs ordinateurs, soulagement d’avoir été écouté, impression d’avoir été infantilisé. Elles ont également relevé que les PLAFA (placements à des fins d’assistance) contribuent, assez fréquemment, à soulager des proches débordés par l’intensité d’une crise psychotique ou d’une décompensation.
Les chambres de soins intensifs ont, quant à elles, suscité de nombreuses critiques: isolement quasiment total qui renforce le désespoir des personnes enfermées, manque d’hygiène, enfermement trop long.
 
Le congrès a montré que l’usage de la contrainte en psychiatrie se situe au carrefour d’une logique de soins et de protection. La première vise à favoriser la guérison, la seconde à protéger, parfois contre son gré, une personne constituant un danger pour elle-même et pour son entourage. Tout au long de l’histoire, l’équilibre entre soins et protection a suscité des interrogations et des débats. Durant les années 1960, l’antipsychiatrie, initiée par Franco Basaglia, a critiqué l’usage abusif de l’enfermement et de la contrainte. Elle a contribué à diminuer le nombre d’hospitalisations et à favoriser l’insertion sociale de personnes confrontées à la maladie psychique. Aujourd’hui, le principal enjeu consiste à utiliser la contrainte à bon escient et dans des situations qui la justifient vraiment. Une exigence cruciale à l’heure où, dans les débats de société, la sécurité tend à se substituer au respect des libertés individuelles.
 
La fin du congrès a été marquée par la projection, en avant-première, d’un documentaire de ‘’Plans Fixes’’ sur Madeleine Pont. Fondatrice du Graap en 1987, puis directrice générale jusqu’en 2012, Madeleine Pont est une figure incontournable du domaine socio-médical vaudois. Le film a suscité une vive émotion dans une salle archi-comble.
 
 
Marie Israël: 079 891 29 95
Alexandre Mariéthoz: 079 203 96 37

Le Congrès du Graap se déroulera les 8 et 9 mai 2019 au Casino de Montbenon. Le thème: "Maladies psychiques et contrainte. Pour protéger qui?" A cette occasion, différents ouvrages seront en vente. Une sélection de la Bibliothèque de l'Atelier Communication, qui vous proposera également ces nouveautés en prêt à Lausanne. Aperçu de quelques ouvrages.

Police et Psychiatrie,
de Linder, Meyer et Skuza,
Editions
Georg, 2016
En principe, la justice et la psychiatrie appartiennent à deux mondes différents. Cet ouvrage montre qu’il n’en est rien. Il décrit le vaste travail combiné en Suisse des forces de l’ordre, des milieux sanitaires ou encore des services sociaux. Avec un danger de criminaliser ou «pathologiser» des comportements dits déviants.
S’engager aux côtés des familles : Comment notre histoire personnelle influence notre vie professionnelle,
Claude Seron,
Erès, 2017
S’adressant davantage aux soignants, cet ouvrage réfléchit sur la façon dont les manquements envers notre famille nous poussent à davantage aider autrui. Cela commence avec un drame. Cela termine sur un message d’espoir. Ce livre a été écrit par un des intervenants du Congrès 2019.
B i e n v e n u e Tristesse,
Eva Eland,
les Editions des éléphants, 2019
Ce livre pour petits et grands enfants, dès 3 ans, dépeint comment accueillir la tristesse, la dédramatiser et se sentir mieux ensuite. Un bon départ pour expliquer aux tout-petits comment accepter ce monde nouveau que sont les émotions. Des illustrations tout en douceur pour des moments privilégiés en famille.
Fables psychiatriques,
Darryl Cunningham,
Editions ça et Là, 2013
Plusieurs saynètes pour plusieurs maladies dans une bande dessinée sensible, dont les témoignages ne sont jamais voyeurs. Hautement instructive, elle convient aussi bien aux curieux qu’aux personnes atteintes dans leur santé malade. Elle met les mots sur nos maux. Elle permet d’en rire, ou lorsqu’on est trop touché, de timidement en sourire.
Le rétablissement dans la schizophrénie,
Marie Koenig,
PUF, 2016
Peut-on se rétablir d’une maladie telle que la schizophrénie? Telle est la question que pose Marie Koenig dans cette ouvrage, et spoiler alert. La réponse est plutôt positive. Faisant face au concept de guérison le concept de rétablissement maintient une porte de sortie de la maladie. Et cela, ça fait du bien.
De la contention à la contenance : la psychiatrie au risque de la liberté,
Patrick Alary et Bernard Durand,
Champ Social Editions, 2015
Plusieurs approches sur la question de contraintes en psychiatrie. Est-elle un échec de la thérapie ? Entrave-telle avant tout la relation de confiance ? Qu’en est-il de la question du consentement ? Et comment se présente-t-elle ? Ce recueil collectif propose des éléments de réponse à ces questions.

La réforme des PC (prestations complémentaire à l'AVS et à l'AI) a été adoptée par les deux chambres du Parlement le 22 mars 2019. Au Conseil national, la réforme a récolté 142 oui et 54 abstentions. Au Conseil des Etats, la réforme a été approuvée par 39 oui, 1 non et 4 abstentions.

L'Alliance PC, composée notamment d’organisations de séniors et de personnes en situation de handicap (dont AGILE.CH et Inclusion Handicap), renonce à saisir le référendum. Cette alliance avait été créée pour suivre de près les délibérations de la révision PC en défendant les droits et les besoins des personnes concernées.

Vous trouverez plus de détails ainsi que des liens vers les réactions d'AGILE.CH, d'Inclusion Handicap et de l'Alliance PC dans l'onglet "Prestations complémentaires (PC)" de la page Dossiers thématiques du site.

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