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Il faut que tu respires...

Le souffle. Un phénomène vital, instinctif, aux vertus essentielles, mais dont les répercussions sur l’ensemble de notre santé corporelle et mentale semblent sous-estimées. Des études se penchent pourtant sur ses vertus thérapeutiques. Le champ des possibles s’avère ainsi bien plus large — et prometteur — qu’imaginé. L’approche médicale holistique apparaît comme indispensable pour relier ce phénomène aux autres composants de l’être humain sur le plan physique, psychique, voire spirituel pour certains. Car les vertus de la respiration sont connues depuis des millénaires. Associée parfois historiquement à une énergie divine, elle peut se lier à une dimension méditative.

Dans une démarche moins éthérée, «Diagonales» s’est attelé à tester une méthode thérapeutique par la respiration. Notre rédacteur a essayé quelques techniques. Résultat très positif et concluant: son expression de détente après la réalisation de ce reportage valait toutes les explications du monde!

Nous avons également mis l’accent sur la méthode Feldenkrais, qui lie harmonieusement mouvement et souffle.

Car la respiration, avec son double système de contrôle, a ceci de particulier: elle se fait automatiquement, mais nous disposons aussi d’un pouvoir d’influence volontaire sur elle. L’appareil respiratoire renvoie ainsi des informations à des zones cérébrales impliquées dans les émotions. Les exercices de respiration pourraient donc modifier durablement la plasticité neuronale et déployer des effets très positifs sur la santé physique et mentale. A condition, bien sûr, de les pratiquer régulièrement. Une discipline que l’on abandonne souvent, pour des raisons un peu mystérieuses, alors que nous disposons d’un outil fondamental toujours disponible pour notre bien-être.

Laurent Donzel

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La réforme des PC (prestations complémentaire à l'AVS et à l'AI) a été adoptée par les deux chambres du Parlement le 22 mars 2019. Au Conseil national, la réforme a récolté 142 oui et 54 abstentions. Au Conseil des Etats, la réforme a été approuvée par 39 oui, 1 non et 4 abstentions.

L'Alliance PC, composée notamment d’organisations de séniors et de personnes en situation de handicap (dont AGILE.CH et Inclusion Handicap), renonce à saisir le référendum. Cette alliance avait été créée pour suivre de près les délibérations de la révision PC en défendant les droits et les besoins des personnes concernées.

Vous trouverez plus de détails ainsi que des liens vers les réactions d'AGILE.CH, d'Inclusion Handicap et de l'Alliance PC dans l'onglet "Prestations complémentaires (PC)" de la page Dossiers thématiques du site.

Contraindre pour protéger?

Maladies psychiques et contrainte, tel est le thème du prochain congrès du Graap en mai. La contrainte a évolué, mais elle restera toujours l’objet d’une saine et nécessaire contestation. Son usage revêt des formes qui peuvent varier, selon l’histoire de l’établissement qui la pratique, les
cantons et les pays.

L’enfermement en chambre de soins intensifs, la fixation par des sangles ou la médication forcée constituent plusieurs de ces mesures extrêmes. Bien sûr, la contrainte est légalement autorisée: elle se justifie par la protection du patient ou d’autrui. Quand la personne en crise refuse les soins, quand elle a perdu sa capacité de discernement.

Cette limitation des libertés individuelles reste pourtant une atteinte grave aux droits de la personne. Elle est un enjeu permanent de lutte, de réinvention et de reconsidération pour tenter d’en minimiser l’impact potentiellement violent, voire destructeur, sur l’individu. Des solutions alternatives pour atténuer ces ultimes recours se sont développées. Dans ce dossier, nous abordons les directives anticipées et les plans de crise conjoints. Nous avons également voulu comprendre l’intervention de la police dans les cas d’urgences psychiatriques. Dans ces situations,
le dialogue de crise est fondamental. Une relation de communication spécifique contre la peur, prônée également du côté médical.

Pourtant, malgré cette volonté affichée de dialogue, la réalité vécue par les personnes ayant subi ces mesures peut être très traumatisante. Les témoignages nous le rappellent: des patients ont courageusement accepté de livrer leurs souvenirs douloureux. Des souvenirs que beaucoup préfèrent enfouir. Leurs propos témoignent de la violence ressentie et de la perte de dignité. Ils glacent le sang. Le dialogue, l’alliance thérapeutique, tant défendus, semblent alors bien loin.

Laurent Donzel

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En décembre 2018, le Graap-Fondation a pris position sur les dispositions d'exécution concernant la surveillance des assurés dans l'OPGA (voir le site de la Confédération pour plus de détails). Ces dispositions d'exécution font suite à l'acceptation par le peuple de la base légale pour la surveillance des assurés le 25 novembre 2018.

Le Code pénal suisse prévoit des mesures thérapeutiques pour les patients psychiques détenus en prison. Mais il y a de nombreux paradoxes dans la définition et l’application de ces mesures. Publié dans REISO (Revue d’information sociale), l’article  « Quand la maladie psychique est soignée en prison » propose un  résumé juridique et relaie les observations des proches.
Cet article a été rédigé par Mélissa Staecheli (psychologue et intervenante psychosociale) et Madeleine Pont (présidente, Action Maladie psychique et prison, Graap-Association) avec la collaboration de Kathrin Gruber (avocate).
Vous pouvez le lire sur le site de REISO.

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