Actualités

Le dimanche 19 novembre, la RTS1 a passé un reportage sur les PLAFA (placements à des fins d’assistance) au journal de 19:30.
 Inititulé "Urgences psychiatriques: hospitalisations forcées en augmentation",  vous pouvez le visionner sur le site de la RTS1.

La psychoéducation, un concept en mouvement

Se former et s’informer pour mieux maîtriser sa maladie, pour mieux accompagner son proche souffrant de troubles psychiques. C’est le principe de base de la psychoéducation. Son objectif? Permettre aux personnes de surmonter leurs troubles par l’apprentissage et l’acquisition de compétences. Dans le dossier de ce numéro, «Diagonales» a voulu explorer les différentes facettes de ce concept au nom familier pour beaucoup, mais dont la véritable signification reste souvent mystérieuse.

La version classique de la psychoéducation, née dans les années 1970, réunit un groupe de pairs (personnes concernées par la maladie ou proches) pour une série de séances alliant cours et partage d’expériences. La formule est aujourd’hui largement répandue et a fait ses preuves, comme en témoignent nos articles sur des expériences genevoises et fribourgeoises.

Mais avec le temps, de nombreuses autres façons d’acquérir des connaissances sur la maladie et les traitements, que l’on peut associer à de la psychoéducation, ont vu le jour. Les prestations à la croisée des chemins entre éducation et psychologie que propose Roland Hifler dans ses centres en sont un exemple marquant, adapté aux enfants et aux jeunes adultes. Les plateformes Internet, comme le programme e-motion du Réseau fribourgeois de santé mentale, en sont une autre illustration, permettant d’atteindre des personnes isolées. Et depuis peu, un nouvel outil a fait son apparition: les «serious games», ces jeux vidéo «sérieux» à visée thérapeutique et/ou informative. Avec eux s’ouvre une nouvelle palette des possibles qui permettra certainement de toucher les nouvelles générations.

Quelle que soit sa forme, l’idée de la psychoéducation est toujours la même: transmettre des compétences et des connaissances aux personnes concernées, aux proches, voire à un plus large public dans le cas des jeux vidéo. Mais elle s’appuie également, et même surtout, sur l’expérience des personnes concernées et des proches. «La psychoéducation part de l’idée que le patient est l’expert de sa propre maladie», insiste ainsi le professeur Jean-Michel Aubry. Comme toujours en psychiatrie, l’alliance des différentes expertises constitue le préalable à toute solution durable.

Stéphanie Romanens-Pythoud

 Plus d'infos sur la page Diagonales.

mercredi, 11 octobre 2017

30 ans du Graap

Retrouvez le programme des 30 ans du Graap en cliquant sur le lien Programme des 30 ans du Graap !

L'authenticité, cette vérité de l'être

Lorsque nous avons reçu le thème de la prochaine Journée mondiale de la santé mentale à la rédaction de «Diagonales», nous sommes restés perplexes durant quelques instants. L’authenticité… Qu’allions-nous pouvoir écrire sur un thème si vaste, si abstrait, si intime? Et comment allions-nous le relier à la santé mentale?

Un long silence s’est installé autour de la table en pleine séance de rédaction, laissant chacun à ses interrogations, le regard dans le vide ou, au contraire, concentré sur un point imaginaire, à l’affût d’une idée… Puis, d’un seul coup, la parole s’est déliée. Le thème, obscur quelques instants plus tôt, prenait forme, avec une multitude d’«angles d’attaque» possibles. D’une page blanche, nous nous sommes retrouvés avec plus de possibilités que de pages disponibles… et donc avec une sélection à opérer pour construire un dossier cohérent… Nous espérons aujourd’hui que nos choix vous sembleront pertinents!

Avec un sujet si personnel, il nous a paru important d’aller au-delà du débat philosophique qui occupe les érudits depuis l’Antiquité, pour nous intéresser à ce que l’authenticité signifie concrètement, dans la vie de tous les jours, pour les personnes concernées par la maladie psychique. Il nous semble que les échanges du groupe d’entraide du Graap-Fondation de Lausanne, relatés dans un article du dossier, montrent, mieux que n’importe quelle théorie, à quel point l’authenticité touche à l’essence même de ce que nous sommes. Et dans quelle mesure elle peut être vécue différemment d’une personne à l’autre, d’une situation à l’autre, sans pour autant trahir cette vérité singulière, ou cette vérité de l’être dont parle le philosophe français Oscar Brenifier.

Ce caractère éminemment intime de l’authenticité, et de ce qu’elle implique pour chacun de nous, se dégage également des autres articles que nous avons choisi de vous présenter. Que ce soit dans les relations sociales que décortique Olivier Spinnler, dans les relations entre le thérapeute et son patient que décrit Nicolas Nussbaumer ou lors de la recherche d’un emploi, quiconque veut être authentique est amené à puiser au plus profond de lui. Car, comme le dit Fabienne Loriol Egger, coach et formatrice, «l’important est surtout de se dire la vérité à soi-même».

Stéphanie Romanens-Pythoud

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Dans son numéro du 21 août 2017, 24 heures publie un article sur Pierre Dominique Scheder, cofondateur du Graap, à l'occasion de la sortie de son nouveau livre "La joyeuse hypothèse. Chroniques du réel aimant.". N'hésitez pas à télécharger l'article !

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