Actualités

La réforme des PC, adoptée le 22 mars 2019, entrera en vigueur le 1er janvier 2021. Pour en savoir plus sur les principaux changements, nous vous invitons à lire la note de synthèse d'Inclusion Handicap que vous trouverez en suivant le lien ci-dessous.

 

Retrouvez le bel hommage que La Ligne de Coeur a rendu à Alexandre Mariéthoz. Nos remerciements à Jean-Marc Richard.

Lien vers l'enregistrement (site de la RTS)

Des pouvoirs magiques

Avez-vous bien dormi? Banale, cette question est pourtant essentielle. Le sommeil est vital pour notre santé: il assure l’équilibre hormonal du corps, favorise les processus de mémorisation et permet l’élimination des toxines du cerveau.

Le sommeil est au centre des réflexions humaines depuis la nuit des temps. Les rêves en particulier ont toujours fait l’objet d’une grande attention; on leur a parfois attribué des pouvoirs magiques ou une dimension prémonitoire. La psychanalyse leur confère une importance cruciale pour comprendre les tréfonds de notre inconscient.

Depuis l’invention de l’électricité, qui a permis d’être actif et de travailler la nuit, la durée du sommeil a progressivement diminué. Lorsque le sommeil est perturbé, tout se dérègle. Plusieurs témoignages que nous avons recueillis montrent à quel point l’insomnie peut chambouler, voire menacer une existence. On estime que 10% de la population souffre d’insomnies sévères et que 40% de la population est confrontée à des insomnies de moindre sévérité. Bref, l’insomnie nous concerne tous, directement ou indirectement. Ce fléau des temps modernes est d’autant plus préoccupant que l’insomnie fait le lit de maladies psychiques, notamment le burnout et la dépression.

Comment y remédier? Dans une société toujours en éveil, où les sollicitations sont permanentes et où la lumière bleue a envahi nos chambres à coucher, les solutions sont parfois contre-intuitives. Des thérapies cognitivo-comportementales misent, entre autres, sur la restriction du temps passé au lit afin que ce dernier soit à nouveau associé au plaisir d’un sommeil réparateur. D’autres pistes, exposées dans notre dossier, vous aideront à bien dormir la nuit prochaine.

Alexandre Mariéthoz

Plus d'infos sur la page Diagonales.

Derrière les murs

Etre frappé par la maladie psychique, et devoir vivre cette situation en prison. Comment le supporter? Comment gérer cette double peine? Comment pouvoir envisager, sinon une guérison, au moins une perspective de réinsertion? «Diagonales» s’est attelé à ces questions délicates et brûlantes. Les années passées ont connu leur lot d’affaires dramatiques qui ont profondément influencé nos perceptions des liens entre criminalité et santé mentale.

Les risques d’utilisation abusive d’instruments juridiques, initialement élaborés à des fins thérapeutiques, sont, de plus, bien présents. Liés à des évaluations médicales cherchant à estimer l’évolution future des patients, ces outils sont délicats à utiliser dans un climat sécuritaire particulier. Ils aboutissent fréquemment à une durée de détention supérieure à celle de la peine infligée par la justice. Même si, bien sûr, la société doit toujours se protéger de la criminalité la plus dangereuse.

Modestement, la rédaction a esquissé des pistes dans les domaines touchant, de plus ou moins près, la compréhension et la gestion de la santé mentale de détenus. Que ce soit dans les domaines médico-social, judiciaire, pénitentiaire et politique. A l’heure de quitter son poste de chef du Service de médecine et psychiatrie pénitentiaires du canton de Vaud, le professeur Bruno Gravier nous livre son éclairage. Dans le domaine thérapeutique, nous avons exploré les moyens susceptibles d’aider les personnes malades et privées de liberté. Des exemples choisis et concrets qui concernent les établissements de différents cantons romands.

Et puis nous avons également donné la parole à une personne touchée par la maladie psychique et incarcérée dans un établissement pénitentiaire. Sous le coup de mesures thérapeutiques, le détenu nous fait part de son ressenti. Avec de l’espoir, pour lui comme pour sa compagne, qui nous a également accordé son témoignage précieux.

Laurent Donzel

Plus d'infos sur la page Diagonales.

Le Graap et la Coraasp, ainsi que la Fédération suisse des psychologues, estiment que les consultations chez un psychologue doivent être remboursées par l'assurance de base pour autant qu'un médecin, et pas forcément un psychiatre, ait prescrit la thérapie. Le système en vigueur empêche un accès rapide au système de soins: «Le délai d’attente pour une consultation en santé psychique peut atteindre plusieurs mois. Le Graap connaît des personnes qui, après de longues semaines d'attente pour voir un psychiatre, ont atterri aux Urgences du CHUV ou à Cery», explique Marie Israël dans le 24 heures du 16 septembre 2019.

Page 6 sur 19
© 2022 Graap | fondation groupe d'accueil et d'action psychiatrique