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Plusieurs nouveaux ouvrages sur la santé mentale sont arrivés à la bibliothèque du Graap-Fondation et sont à votre disposition. Voici la liste :

  • Marie Koenig
    Le rétablissement dans la schizophrénie, un parcours de reconnaissance
    Presses universitaires de France, 2016
  • Hervé Priëls
    Le langage secret des fables de La Fontaine, symbolisme et sens caché
    Dervy, 2016
  • Paul-Claude Racamier
    Le deuil originaire
    Payot, 2016
  • Nicole Fabre
    Peur de manquer, l'angoisse du manque
    Edition in press, 2016
  • Tobie Nathan
    Les secrets de vos rêves
    Odile Jacob, 2016
  • Robert Neuburger
    Les paroles perverses, les reconnaître, s'en défaire
    Payot Rivages, 2016
  • Amélia Lobbé
    Vaincre la dépression et le burn out
    Leduc, 2016
  • Christophe Tissier
    Les crises d'angoisse et de panique, c'est fini !
    Jouvence, 2016
  • Janine-Sophie Giraudet et Inge Cantegreil-Kallen
    Comment aider ses proches, sans y laisser sa peau
    Robbert Laffont, 2016
  • C. G. Jung
    Dialectique du Moi et de l'inconscient
    Folio, essais
  • Jean Piaget
    Six études de psychologie
    Folio, essais, 2016
  • Serge Stoléru
    Un cerveau nommé désir : sexe, amour et neurosciences
    Odile Jacob, 2016
  • Christine Mirrabel-Sarron et Martin D. Provencher
    Mieux vivre avec un trouble bipolaire. Comment le reconnaître et le traiter
    Dunod, 2016
  • Collectif
    Les écueils du féminin dans les deux sexes
    Campagne Première, 2016
  • Margaret Mead
    L'un et l'autre sexe
    Folio, essais, 2005
  • Bérénic Levet
    La théorie du genre ou le monde rêvé des anges
    Le Livre de poche, 2016
  • Perrine Lachenal
    Questions de genre, comprendre pour dépasser les idées reçues
    Le Cavalier Bleu, 2016

La bibliothèque du Graap-Fondation vient d'acquérir plusieurs livres sur le thème du genre (cf. dossier "Le genre et la santé mentale" dans le Diagonales 114 à paraître en novembre) :

  • Bérénice Levet
    La Théorie du Genre ou le Monde rêvé des anges
    Le Livre de Poche, 2016
  • Margaret Mead
    L’ un et l’ autre sexe
    Folio essais, 2005
  • Perrine Lachenal
    Questions de genre : comprendre pour dépasser les idées reçues
    Le Cavalier Bleu, 2016
  • Collectif
    Les écueils du féminin dans les deux sexes
    Campagne Première, 2016
mercredi, 07 septembre 2016

Diagonales 113, dossier: le bruit

Le bruit, fléau ou bouc émissaire ?

Vos voisins font la fête jusqu’à 2 heures du matin? Vous habitez à proximité d’un aéroport? Votre fiston découvre Metallica? Notre dossier spécial devrait vous intéresser.

Fléau des temps modernes pour certains, bouc émissaire d’une société vieillissante et stressée pour d’autres, le bruit ne laisse personne indifférent. À juste titre: au-delà de certains seuils, il augmente les risques de maladies cardio-vasculaires et de diabète, affecte les facultés d’apprentissage et peut favoriser l’émergence d’une dépression.

Pourtant, en dépit d’un sursaut dans les années 1960, le bruit a diminué depuis un siècle. Aujourd’hui, nous explique un psychologue de l’Office fédéral de l’environnement, les trains font moins de vacarme et de nouveaux revêtements routiers atténuent les nuisances sonores du trafic automobile.

Le bruit est riche en paradoxes, rappelle un spécialiste de l’aménagement du territoire. Lorsque nous en sommes protégés, notre tolérance à son égard diminue: qui n’a jamais, après une journée dans un bureau insonorisé, tressailli en sortant dans la rue? Et que dire de ces citadins — dont vous faites peut-être partie — qui aspirent à un centre-ville animé, puis au calme de la campagne une fois rentrés chez eux?

Notre dossier met en évidence un autre paradoxe: la musique extrême aide à accéder au calme intérieur. «Le metal nous apaise très vite», confient le chanteur et la chanteuse d’un groupe de death metal iranien, persécutés par les mollahs et actuellement réfugiés à Istanbul.

Cela dit, le silence et la méditation comportent, eux aussi, de solides vertus — que nous dévoile un enseignant bouddhiste québécois. Bref, nul besoin de choisir entre le ramdam et le silence. Les deux approches peuvent s’avérer apaisantes. Ou seulement l’une d’entre elles. Car, et c’est l’un des principaux enseignements de notre dossier, nous sommes inégaux face au bruit.

Alexandre Mariéthoz

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Plus d'infos sur la page Diagonales.

  • « La "Patrouille des sentiers" s’est déroulée dans les cantons de Vaud et Neuchâtel » (RTS, 12h45, 26 juillet 2016) – lien vers le reportage
  • « La Patrouille des Sentiers : une aventure humaine avant tout » (MaxTV, 27 juillet 2016) – lien vers le reportage

Le choc de la migration

Une migration n’est jamais anodine. Quelles qu’en soient les raisons. Elle implique un déracinement, des changements d’habitude, de culture, des nouveaux repères à trouver, un réseau à retisser, une nouvelle place sociale à définir.

Alors, quand la migration est forcée, qu’elle est synonyme de fuite pour échapper à l’extrême pauvreté, à la violence, à la menace, à la mort; quand elle implique un long voyage, périlleux et épuisant; quand au bout du chemin l’accueil est frileux, que le risque d’être renvoyé à la case départ est permanent... la rupture est d’autant plus abrupte, l’isolement plus important, les conséquences psychiques quasi inévitables. «En quittant mon pays, j’ai tout perdu», illustre Fidel dans le témoignage que nous publions dans ce dossier consacré à la migration et à son impact psychique.

La dépression, les troubles anxieux, le syndrome de stress post-traumatique sont d’ailleurs fréquents parmi les migrants forcés et, en particulier, les personnes dont la situation relève du domaine de l'asile. Les deux médecins spécialistes interviewés dans notre dossier sont unanimes à ce sujet. Les comportements à risque, comme la consommation de stupéfiants, sont eux aussi répandus, expressions d’un mal-être profond.

Pour répondre à cette détresse, des établissements se sont spécialisés dans la prise en charge des migrants, comme le Centre pour les populations vulnérables, à Lausanne, ou le Centre ambulatoire de psychiatrie et psychothérapie de La Servette, attenant aux HUG à Genève. Des associations comme Appartenances font également un travail remarquable, proposant des consultations individuelles, des prises en charge à long terme, et oeuvrant pour la prévention de la santé chez les migrants. Sans compter le travail indispensable que fait Médecins sans Frontières pour soutenir les réfugiés dans les camps proches des zones de conflits et pour redonner un semblant de normalité à leur vie.

Reste que de nombreux migrants (sur)vivent encore chez nous sans aucun accompagnement socio-psychologique, alors qu’ils en auraient besoin. Par isolement, pour des raisons culturelles, par sentiment de honte, par manque d’information. Des efforts pour renforcer l’accès aux soins sont actuellement déployés. Il est urgent de continuer sur cette voie et, plus généralement, d’améliorer les conditions d’accueil des migrants et des personnes qui dépendent du droit d’asile pour, enfin, adoucir quelque peu le choc de leur migration.

Stéphanie Romanens-Pythoud

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